Vendredi 25 février 2011
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Source : http://labibapprivoisee.wordpress.com/2011/02/23/la-bibliotheque-un-plus-pour-le-web-social/,
le vendredi 25 février 2011
En mars 2010, Facebook a devancé Google en terme de trafic. Si ce web social était un territoire, Facebook serait le 3ème pays le plus peuplé du monde. Où
serait la bibliothèque sur ce territoire ? Le monde des bibliothèques s’interroge aujourd’hui sur sa présence web.
Promouvoir la bibliothèque et ses services : blogs, comptes twitter ou pages facebook constituent des outils de dissémination de l’information
institutionnelle qui s’inscrivent dans une stratégie de communication afin de faire mieux connaître l’institution et donner une image moderne de la bibliothèque et de ses agents. Un indéniable
levier d’audience et de notoriété.
Améliorer la relation bibliothécaire /usager : pour un travail d’animation de la communauté en ligne effectué par les bibliothécaires (Exemple : les deux pages Facebook de la BU d'Angers).
Une approche locale dans un web global : elle est trop biblio-centrée car elle ne s’adresse qu’à la communauté locale des usagers de la bibliothèque
et ne vise qu’à défendre l’image de l’institution. Or le web social est utilisé par les internautes pour converser, échanger, partager au sein de communautés globales d’intérêt … Il est dommage
que la bibliothèque n’essaie pas de se positionner aussi sur ces communautés d’intérêt qui vont bien au delà des usagers de la bibliothèque.
Ce que les bibliothèques ont à apporter au web social : les réseaux sociaux n’ont pas vocation de valoriser une institution mais de susciter des
interactions auprès d’internautes qui ont des identités communes. Être présent sur le web social signifie de publier des contenus qui ne soient pas spécifiques à la vie de la bibliothèque, mais
partagés par le plus grand nombre. Par exemple, le blog Médiamus de la médiathèque municipale de Dole est perçu d’abord comme un blog thématique musical avant d’apparaître comme un service de la bibliothèque. Ce
positionnement lui a permis d’être très bien classé dans la communauté d’intérêt des amateurs de musique.
Le bibliothécaire, journaliste de ses collections ? Ce travail de médiation numérique ne s’improvise pas et ne se résume donc pas au
simple fait d’ouvrir un blog ou une page sur Facebook. La réussite de ces dispositifs suppose un projet éditorial et une (ré) organisation de la bibliothèque. Il s’agit d’organiser une
chaîne de publication et de validation des contenus proposés par la bibliothèque, d’intégrer ce travail dans le temps de travail effectif des agents; de revoir les profils de postes, de prévoir
un plan de formation professionnelle afin qu’une culture numérique commune existe au sein de l’équipe, permettre aussi
l’auto-formation et veiller à avoir un accès non bridé à internet sur les postes des agents …
De nouveaux usagers ? Notamment les habitants du territoire numérique...
Une nécessaire mutualisation des contenus à valeurs ajoutées produits par les bibliothèques : Seul un média public du type « Le choix des Libraires » permettrait de valoriser ses contenus et en développer une large diffusion sur le web. N’oublions pas que les
bibliothèques sont quasi absentes de la médiation culturelle sur internet qui s’organise aujourd’hui autour des vendeurs et des grands médias. Cette mutualisation reste à inventer…
La revue Archimag vient de publier un numéro spécial intitulé « Bibliothèques : les nouveaux usages ». L'article
ci-dessus en fait partie.
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